L'orangerie | Rencontre avec les clients de l'Orangerie
Le retour sur expérience de nos clients (particuliers, entreprises ou collectivités) vous permettra de vous faire une idée sur notre manière de travailler. Etre à l'écoute de nos clients au cours des différentes phases de leur projet - voilà notre priorité !
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Que disent nos clients de nous ?

➠ JARDIN PRIVE : rencontre avec Valérie et Mathieu Vailler

Chloé van Dorp : Comment avez-vous connu l’Orangerie ?

 

Valérie Vailler : Je connais les gérants depuis près d’une vingtaine d’années ; c’est pourquoi je pouvais avoir suffisamment confiance en eux pour leur confier la refonte de notre jardin. J’étais intéressée par l’approche intellectuelle qu’ils avaient notamment par rapport à la relation au végétal, qui, selon moi, est plus importante que la relation à l’architecture. C’était quelque chose que l’on partageait avant même d’avoir un projet personnel avec le jardin.

 

Mathieu Vailler : J’ai rencontré Arie van Dorp dans le cadre professionnel via une connaissance commune. Suite à cette rencontre, j’ai été amené à éclairer des stands de l’Orangerie lors de salons.

 

C.V.D : En quoi consistait votre projet ? Pouvez-vous me décrire quels étaient vos besoins ?

 

V.V : Ce projet intervient dix ans après l’acquisition de notre maison qui était entourée d’un jardin arboré. On n’y allait presque jamais car le jardin était inaccessible et en pente. Se rendre dans le jardin n’était donc pas synonyme de plaisir. On a privilégié l’aménagement intérieur de notre maison dans un premier temps. Dans la continuité de l’amélioration du cadre de vie, la pièce qui nous manquait, c’était le jardin.

 

M.V : Les fonctions de notre jardin étaient inexistantes. On envisageait rien, c’est pour cela que l’on a voulu en faire quelque chose. Le jardin s’apparentait à de la superficie que l’on n’utilisait pas. Il s’agissait donc d’étendre notre zone de vie au jardin.

 

C.V.D : Pourquoi avoir fait appel aux services de L’Orangerie ? Quelle peut être la valeur ajoutée de l’architecte de jardin pour un projet comme le vôtre ?

 

V.V : Pour un projet comme le nôtre, l’architecte de jardin a eu 100 pour-cent de valeur ajoutée. Nous avions des compétences personnelles (esthétiques et techniques) qui nous permettaient de réfléchir seuls à l’intérieur de notre maison mais aucune compétences pour le faire dans un jardin. Je pense notamment à la gestion des espaces et des végétaux ou encore à la difficulté de trouver un fil conducteur entre notre désir et la possibilité de le mettre en oeuvre. Ce jardin était une véritable page blanche pour nous.

 

M.V : On cherchait à travailler avec une personne en mesure de nous projeter dans une réalisation en fonction des contraintes techniques telles que le terrassement. Nous n’avions pas les compétences professionnelles. Pourquoi l’Orangerie ? Parce que l’on connaissait les gérants, on connaissait leurs valeurs et que celles-ci correspondaient aux nôtres. Leur expertise technique et leur créativité ont également joué un rôle important.

 

V.V : On a réalisé que ne pas aménager son jardin, c’est se priver d’expériences vivantes incroyables. On est sensibles au vivant. Nous n’avions pas conscience que cela allait déclencher quelque chose de nouveau chez nous dans la relation aux petites plantes. Cela nous fait grandir. Un jardin, c’est une responsabilité. Auparavant on était peu attentifs à la chaleur par exemple. Aujourd’hui, on pense immédiatement à l’impact qu’elle peut avoir sur notre jardin. Cela fait écho à la responsabilité du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry envers sa rose.

 

C.V.D : La création ou la réhabilitation d’un jardin sont toujours liées à un processus créatif. Qu’en est-il du processus de co-création ? Avez-vous eu le sentiment d’être acteurs de ce dernier ?

 

V.V : L’Orangerie nous a impliqués pleinement dans le projet. Ce fut un projet long notamment au niveau de la réflexion. Notre premier rendez-vous a eu lieu un an avant la réalisation du premier plan. S’en sont suivis des visites, des balades dans le jardin. L’Orangerie a notamment mis l’accent sur la notion de sensation ; c’est pourquoi on est parti de quelque chose de pratiquement philosophique. Cela a donné lieu à une réflexion dans le partage entre quatres personnes à savoir Géraldine, Arie, Mathieu et moi. Nous nous sommes posés des questions telles que: “ Cet endroit, cette vue qu’est ce qu’elle déclenche chez nous quand on est dans le bas du jardin ? ”. Cela nous a permis de réaliser qu’il y avait un potentiel énorme dans cet espace. L’Orangerie a ouvert une dimension plaisir d’être à l’extérieur de notre maison que nous ignorions jusque là.

 


M.V : On a complètement participé au projet. Arie a ouvert de nouvelles perspectives. Je pense que d’une certaine manière on s’auto-limitait d’où l’intérêt de faire appel aux services d’une personne extérieure en mesure d’ouvrir les possibles et de voir les choses différemment. Voilà la valeur ajoutée de l’architecte de jardin ! Avant, j’avais tendance à associer les jardins à une fonction utilitaire (verger, plantes aromatiques), à un côté pratique. Aujourd’hui, ma vision a changé.

 


V.V : Notre objectif était de construire quelque chose qui avait l’air d’avoir toujours été là. On ne voulait pas dénaturer le jardin initial. Voilà la grosse réussite de ce jardin – le jardin a l’air d’avoir toujours existé !

 


C.V.D : Est-ce que vos enfants ont été impliqués dans le projet ? 

 


V.V : Nos enfants n’ont pas été impliqués. Ils ont eu peur du changement. En effet, ce fut un peu traumatisant pour eux d’assister à ces changements, de voir que le jardin de leur enfance allait être cassé. En tant qu’adulte on peut se projeter mais un enfant n’a pas cette capacité car il s’accroche à ce qu’il connaît. Nous n’avons pas cherché à convaincre nos enfants car nous avons réalisé que cette maison c’était surtout notre maison dans laquelle ils étaient de passage. Nous souhaitons que notre jardin génère du bonheur dans la famille, qu’il fasse plaisir à chacun mais au final c’est un projet d’adulte.

 

C.V.D : Le sens de l’urgence est au coeur de notre société actuelle et contraste avec le temps long dont la nature a besoin. Ce temps se compte parfois en années. Ne vous est-il pas arrivé de ressentir une certaine impatience par rapport à la lenteur du développement de votre jardin ? Ou de prendre peur au moment où votre jardin était en travaux ?

 

M.V : Le fait que le jardin était “sans dessus dessous” n’a pas généré de peurs ou d’angoisses chez moi. Je sais que le travail fait que cela fonctionne. Si j’avais des choses qui me questionnaient, j’en parlais à Arie et j’avais des réponses. J’ai eu des interactions intéressantes au niveau professionnel. Quand des problématiques naissaient, je lui en faisais part et il m’éclairait sur les solutions et les techniques. Il y avait des réponses et une écoute et c’était très appréciable.

 

V.V : J’ai mal vécu les travaux. C’est traumatisant de voir son espace souillé. Je pense notamment au terrassement. Avoir un énorme tractopelle qui détruit ton jardin ce n’est pas forcément une vision rassurante mais cette confiance était née. J’avais mis l’Orangerie du côté de la solution. Cela finit toujours bien mais ce n’est pas toujours drôle. Concernant le développement de notre espace extérieur, c’est vrai que l’on a tendance a vouloir que notre jardin soit vite “fourni”. Dans le même temps, on est conscients que notre jardin sera à son apogée dans cinq ou six ans seulement. Cela nous pousse à envisager différemment notre rapport au temps et à faire preuve d’humilité.

 

C.V.D : Les lieux reflètent souvent les gens qui les habitent. Est-ce que le nouvel aménagement de votre jardin a un impact sur votre manière d’occuper, d’habiter l’espace ? Sur votre vie familiale ? Est-ce que votre jardin constitue une pièce d’extérieur à vivre, un espace de vie ?

 

M.V : Mille fois ! C’était l’objectif de s’approprier cette partie du terrain qui était inexploitée. Notre jardin constitue plus qu’une pièce supplémentaire. En hiver cela se ressent moins. En été, la piscine apporte beaucoup. C’est énorme le changement de mode de vie que tu as dès qu’il fait beau et que tu peux profiter pleinement de ton jardin. La zone de vie de la famille s’est élargie. On passe des moments en famille à d’autres endroits. L’été dernier quand il a commencé à faire beau, on s’est mis à faire des tours du jardin. On posait une serviette à des endroits différents ce qui nous a permis de découvrir des zones d’ombre.

 


V.V : Notre nouveau jardin nous a rapproché de la nature. Aujourd’hui, je réalise que l’eau de pluie permet de remplir la cuve. Lorsqu’il pleut nous sommes donc contents. C’est le fait de recycler l’existant qui est intéressant.

 

 

C.V.D : La nature évolue en permanence. Depuis la fin des travaux, est-ce que de nombreux changements sont perceptibles au niveau du jardin ?

 

M.V : Nous n’étions pas attentifs à ce qu’il y avait auparavant donc nous n’avons pas vraiment de points de comparaison mais le fait de favoriser la biodiversité était pour nous fondamental ; c’est pourquoi nous avons choisi d’avoir directement de la pelouse autour de la piscine, choix qui a eu du mal à convaincre notre entourage qui disait notamment que les abeilles allaient nous piquer les pieds. Mais pour nous c’était important. On ne souhaitait pas trop minéraliser afin de favoriser la présence d’insectes. Cela fait partie des valeurs que l’on partage avec l’Orangerie.

 

C.V.D : Est-ce que vous recommanderiez à un proche, à un ami ou une connaissance de faire appel aux services de l’Orangerie ?

 

V.V : Nous avons déjà recommandé l’Orangerie les yeux fermés mais je ne recommanderai pas cette entreprise à tout le monde. En effet, c’est une question de compatibilité. Par exemple, je ne recommanderai pas l’Orangerie à la personne qui souhaite mettre du béton de partout. Il faut travailler avec cette entreprise si on est pas capable de lâcher prise sur la maîtrise totale de quelque chose. En travaillant avec cette structure, tu mises sur l’avenir et tu as envie de voir à quoi cela va ressembler.

L’Orangerie créé un jardin clé en main, un jardin immédiatement esthétique. Mais comment cette esthétique va évoluer dans le temps ? Là est la question et on a hâte de voir ce que cela va donner !

 

M.V : Il est difficile de donner un avis complètement objectif car nous avons un affect avec la personne. Nous parlons le même langage.

 

V.V : Je n’imaginai pas de faire faire le jardin par quelqu’un d’autre même si nous aurions pu nous fâcher.

 

C.V.D : Identifiez-vous des axes d’amélioration ?

 

M.V : Il serait intéressant que l’Orangerie organise une formation à l’issue du chantier pour faire notamment le point sur les actions à faire dans le jardin. Il pourrait aussi être utile de clarifier à quoi correspond la reprise sur un an.

 

C.V.D : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

 

 

M.V : Nous avons apprécié l’opérationnalité de l’Orangerie. Quand il y a eu un problème, il a été réglé dans les 48 heures.

 

V.V : Nous aimons le style de l’Orangerie. Travailler avec l’Orangerie, c’est entretenir une relation de haute couture, c’est bénéficier de “la patte van Dorp.” Une personne qui voit un jardin van Dorp sait que c’est un van Dorp qui l’a fait. Le style d’Arie tranche avec la norme.

 

➠ JARDIN PROFESSIONNEL : entretien avec François Kirklar, co-gérant de RBC (agence d’architecture)

Chloé van Dorp : Pouvez-vous présenter votre entreprise et votre rôle au sein de celle-ci ?

François Kirklar : RBC est une agence d’architecture composée de 14 salariés. Pour être plus précis, 12 personnes sont attachées à l’agence des compétences d’images de synthèse (des dessinateurs, des projeteurs, un économiste, un maître de vérification et une assistante) et deux dirigeants (Antoine Recio et moi-même) en charge de la gestion de l’agence. Nous sommes tous les deux salariés et je suis un des associés de la SAS (Société Anonyme Simplifiée).

 


C.V.D : Comment avez-vous connu l’Orangerie ? Comment êtes-vous entrés en contact avec cette entreprise ?

 

 

F.K : Dans un premier temps j’ai découvert l’Orangerie à travers ses réalisations. Puis, j’ai été amené à collaborer avec elle via la Bd’A (La Boîte d’Archi), une association d’aménagement de la ville et du territoire mâconnais regroupant des architectes, un paysagiste et un urbaniste.
Lorsque que nous avons eu l’idée de créer cet aménagement, nous nous sommes donc  naturellement tournés vers l’Orangerie.

 

 

C.V.D : En quoi consiste votre projet ? Pouvez-vous me décrire quels étaient vos besoins ? 

 

 

F.K : Nous souhaitions avoir un jardin plutôt minéral d’où la présence notamment de pouzzolane et de graviers, avec une terrasse aménagée en dalles. Notre volonté était d’avoir un espace extérieur de la qualité d’un espace intérieur. Le site est confiné et petit donc il faut l’aménager de manière qualitative si on veut lui donner de la valeur. Notre jardin exige un minimum d’entretien mais nous voulions des zones qui soient quand même plantées. C’est pourquoi l’Orangerie a utilisé des plantes à croissance lente et des arbres de type charmilles. Nous désirions également avoir du mobilier pour que le personnel puisse déjeuner sur une terrasse extérieure. En effet, l’aménagement de cet espace avait également pour but de contribuer au bien-être du personnel. Une autre fonction du jardin s’apparente à l’accueil de nos collaborateurs. Cela nous permet de travailler avec nos clients à l’extérieur en profitant d’une atmosphère calme et reposante. L’exposition du terrain est intéressante car le jardin est relativement enclavé. Cet espace invite à la bonne digestion !

 

C.V.D : Pourquoi avoir fait appel aux services de l’Orangerie ?  Quelle peut être la valeur ajoutée de l’architecte de jardin pour un projet comme le vôtre ?

 

F.K : Nous ne sommes pas armés techniquement concernant la connaissance du végétal, du minéral et du cycle des plantes. Arie van Dorp est un porteur d’idées. Ainsi, on lui a laissé carte blanche en lui fournissant seulement quelques données de programmatique.

 

C.V.D : La création ou la réhabilitation d’un aménagement extérieur sont toujours liées à un processus créatif. Qu’en est-il du processus de co-création ? Avez-vous eu le sentiment d’être acteur de ce processus créatif ?  Est-ce que les salariés ont été consultés en amont de la phase de conception ?

 

 

F.K : Laisser carte blanche à Arie van Dorp était une volonté de notre part afin que l’idée créatrice puisse se développer en toute liberté.

 

Les salariés ont été consultés concernant les données liées notamment au type d’espace qu’ils désiraient (végétal, minéral..). Le projet leur a également été présenté.

 

Cet aménagement est aujourd’hui très apprécié. Il offre un cadre aux moments de convivialité de l’agence. Notre salle de réunion donne sur cet espace. Une grande baie vitrée fait toute la longueur de la salle et désormais nous avons un fond de scène, une image de l’extérieur.  Cet aménagement extérieur fait partie du confort visuel. L’Orangerie a ajouté sa signature à cet espace qui constitue une jolie carte de visite !

 

La création de cet espace extérieur a eu un impact en termes d’image. Le bâtiment de l’agence constitue notre carte de visite principale mais le traitement de l’ensemble de la parcelle en fait aussi partie.

 

 

C.V.D : Le sens de l’urgence est au coeur de notre société actuelle et contraste avec le temps long dont la nature a besoin. Ne vous est-il pas arrivé de ressentir une certaine impatience par rapport à la lenteur du développement de votre jardin d’entreprise. Pouvez-vous m’en dire plus quant à votre ressenti et à celui de vos salariés pendant la phase de réalisation des travaux? 

 

F.K : Non non dès le départ c’était très fourni car il y avait des plantes adultes. C’était déjà des arbustes qui avaient un certain âge. Le temps passe et les jardins évoluent tranquillement. On était d’accord pour ne pas avoir un produit fini tout de suite. Il s’agissait de concevoir une base qui pouvait ensuite vivre sa vie.

 

En ce qui concerne le ressenti des salariés au cours du projet, je dirais que cela n’a généré aucune nuisance. En effet, le jardin se situe à un niveau inférieur par rapport au niveau principal qui s’apparente aux bureaux donc cela n’a pas posé de problèmes. Cela a juste pénalisé une place de stationnement mais ce n’est pas la fin du monde et puis je crois que l’on était en congés !

 


C.V.D : Les lieux reflètent souvent les gens qui les habitent, qui les vivent. Est-ce que le nouvel aménagement de votre jardin d’entreprise a un impact sur la manière des salariés d’occuper cet espace ? Est-ce qu’aujourd’hui cet espace s’apparente au prolongement des locaux de votre entreprise ?

 

 

F.K : Le jardin créé par l’Orangerie n’est pas le prolongement des locaux de notre agence  mais une part de l’image de l’entreprise qui est donnée par son bâtiment.

 

Par temps clair, il est très agréable de boire son café dehors. Cela permet un peu de se déconnecter le temps d’une pause café.

 

C.V.D : La nature évolue en permanence. Depuis la fin de la phase de réalisation, est-ce que de nombreux changements sont perceptibles au niveau du jardin ?

 

F.K : Effectivement des changements sont perceptibles au niveau du jardin depuis la fin des travaux. On a vu l’évolution notamment au niveau des charmilles mais aussi au niveau des plantes qui sont déjà assez adultes et qui continuent de grandir. Certains bambous sont morts, ce qui est un peu désolant, mais dans la nature tout n’est pas résilient.

 

 

C.V.D : Est-ce que vous recommanderiez à vos collaborateurs, à vos partenaires, à un proche, à un ami ou une connaissance de faire appel aux services de l’Orangerie ?

 

F.K : Oui nous recommanderions l’Orangerie à nos clients, à nos collaborateurs et aux maîtres d’ouvrage.

 

 

C.V.D : Pour quelles raisons principales ?

 

 

F.K : Pour le côté créatif,  pour la réalisation et le suivi.

 

 

C.V.D : Identifiez-vous des axes d’amélioration ?

 

F.K : On est très satisfaits du travail de l’Orangerie.

L’agence RBC fait très peu de maisons individuelles (là où la demande est forte pour des aménagements paysagers). Les aménagements extérieurs ne sont pas toujours traités avec le même soin que la dimension architecturale et cela est dommage. D’où l’intérêt de la BD’A pour montrer les synergies entre les corps de métier. La BD’A est assez vertueuse pour cela. Ce collectif regroupant des acteurs de l’aménagement du territoire mâconnais met les choses dans une perspective inhabituelle pour les clients locaux. Le jardin éphémère réalisé Place Saint-Pierre à Mâcon dans le cadre des travaux côté sud en témoigne. Les choses progressent !

 


C.V.D : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

 

 

F.K : L’Orangerie est une entreprise humainement intéressante. En effet, c’est une structure qui a une taille humaine, qui est familiale et réactive. On sent que ce sont des gens passionnés. Ils n’ajoutent pas uniquement des pots de fleurs..!

➠ JARDINS PUBLICS : échange avec Serge Dechampt, directeur opérationnel de l’aménagement à l’OPAC

Chloé van Dorp : Pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît ?

 

 

Serge Dechampt : Je suis Serge Dechampt, directeur opérationnel de l’aménagement à l’OPAC. J’ai un rôle d’animation, de pilotage de l’activité, de tutorat, de suivi d’opérations et de réponses aux appels d’offres.

 

 

C.V.D : De quelle manière travaillez-vous avec l’Orangerie ?

 

 

S.D : Nous travaillons généralement avec l’Orangerie dans le cadre de G2A, un groupement au service du développement local permettant la mutualisation de compétences diverses. G2A permet de créer des synergies entre quatre domaines, à savoir: l’architecture (Cabinet Translucide), l’hydraulique (Madeo), l’urbanisme (OPAC Saône-et-Loire) et le paysage (l’Orangerie).

 

 

C.V.D : Comment ce groupement a t-il vu le jour ?

 

 

S.D : Ce groupement n’a pas été créé ex nihilo. Il est né en 2012 et est le fruit d’associations ponctuelles passées qui ont eu lieu dans le cadre de projets particuliers. Une équipe n’est pas une addition de compétences aussi pointues soient-elles. Pour fonctionner, il faut une osmose, il faut se sentir à l’aise. Les expériences passées, menées ensemble et placées sous le signe de la réussite, nous ont naturellement conduits à cette idée de groupement.

 

 

C.V.D : Quels intérêts présente ce groupement incarnant les principes d’associativité et de coopération ? En quoi peut-il constituer une réponse intéressante au contexte de mutation permanente ?

 

S.D : Le monde est de plus en plus complexe, du programme spatial à la construction ; c’est pourquoi faire travailler les personnes ensemble et mettre en commun les talents est devenu essentiel. Les maîtres d’ouvrage et les collectivités l’ont compris et nous proposent des missions d’aménagement multifacettes qui impliquent le recours à des compétences plurielles. Il faut donc trouver des réponses à cette demande moderne via la notion de collectif.

 

La complémentarité des compétences que nous avons su associer au sein du groupement G2A nous donne la capacité d’apporter une réponse adaptée à chaque territoire et à chaque collectivité. De cette manière, les collectivités peuvent pleinement bénéficier de notre expertise et de  notre savoir-faire dans le domaine de l’aménagement.

 

G2A est un moyen de créer des récurrences de travail. Le fait de se connaître nous permet de mieux travailler ensemble et de cette manière de répondre rapidement aux demandes. En effet, travailler en partenariat est un vecteur d’agilité et de flexibilité.

 

Nous voulons offrir une large palette de services et nous démarquer des cabinets connus et constitués. Nos sensibilités, nos cultures, nos parcours, nous ont conduits à considérer qu’une association souple, qui peut se faire à deux, trois ou quatre, peut s’apparenter à la solution la plus adaptée et la plus innovante. Notre groupement de projets permet à chacun de repartir vers son coeur de métier, vers d’autres interlocuteurs, vers d’autres expériences qui in fine nourrissent les propositions de G2A.

 

Chacun d’entre nous peut, selon les projets proposés, selon les besoins exprimés, être pilote ou simple contributeur du projet.

 

L’originalité du groupement et de son fonctionnement provient bien de ce dialogue entre esprit d’équipe et singularité, offrant ainsi à chacun l’opportunité de poursuivre sa propre route lorsqu’il le désire.

 

Finalement, ce qui nous conduit à offrir un nouveau service, c’est bien l’attachement commun à notre territoire. Certains d’entre nous y sont nés, d’autres l’ont adopté et s’y sont arrêtés et c’est bien cette envie commune de faire vivre notre région, cette idée partagée de la rendre et la laisser belle, de la faire vivre longtemps, qui nous réunis autour de projets partagés.

 

En tant que directeur opérationnel de l’aménagement à l’OPAC, je suis le mandataire du groupement. J’ai notamment un rôle de coordination entre les différents corps de métier ce qui me permet d’être le référent unique vis-à-vis du client. Sur les opérations, j’interviens en amont (lors de la réponse), à la prise d’affaire ainsi que sur des points précis au cours du déroulement de la mission. Les chargés de projet quant à eux s’occupent de la dimension opérationnelle.

 

 

C.V.D : Pourriez-vous me citer un projet réalisé par l’Orangerie qui vous a particulièrement marqué ? Pouvez-vous me décrire quels étaient vos besoins ainsi que les besoins des usagers ?

 

 

S.D : Je pense à 3 projets en particulier, à savoir: la requalification de la cité des Aubépins, la restructuration des espaces extérieurs de l’EHPAD Lucie Aubrac à Salornay-sur-Guye et le Fouettin à Cluny.

 

La requalification de la cité des Aubépins a été faite en plusieurs temps. C’est un projet qui a duré entre cinq et six ans et qui s’achève seulement maintenant. La conception générale a été faite par l’Orangerie et l’OPAC a été chargé de la mise en musique. C’est un projet conséquent notamment en termes de budget (2 millions d’euros de travaux environ) qui a  fait l’objet d’une collaboration longue, fine et fructueuse. Le projet est réussi. Nos usagers ainsi que les exploitants sont contents. La direction a été plutôt satisfaite du résultat. Les aménagements extérieurs ont des fonctions à la fois esthétiques et fonctionnelles. L’intégration paysagère est très réussie. Dans cette opération portant sur une cité de 25 hectares, il y a avait des choses inédites telles que l’intégration de geysers.

 

 

C.V.D : Pourquoi l’Orangerie était la plus à même de concevoir ce projet ?

 

S.D : Dans les aménagements, on retrouve une notion de paysage et un critère d’entretien minimum, une façon d’embellir les espaces sans que cela devienne trop contraignant d’où notamment le recours à des vivaces. Ce projet a permis de redonner un nouveau souffle et une unité à ce parc urbain ayant vu le jour il y a une soixantaine d’années. Ce parc, alliant la présence de vieux arbres et de logements sociaux, offre aujourd’hui différentes ambiances aux visiteurs, riverains et lycéens, ce qui donne lieu à quelque chose de très spectaculaire !


La restructuration des espaces extérieurs de l’EHPAD Lucie Aubrac à Salornay-sur-Guye

Si l’OPAC a été impliqué dans ce projet c’est parce que l’Orangerie avait déjà fait une esquisse ou une pré-étude. Nous sommes venus en appui technique et administratif et nous avons fait réaliser les travaux par l’Orangerie. Un travail a été réalisé par rapport aux circulations des personnes âgées. Une partie du bâtiment est ancienne, il existe aussi une extension datant des années 70/80 ainsi qu’une partie plus récente. La création du jardin a permis de retrouver une certaine cohérence entre les différentes époques architecturales, une certaine unité de composition. Circulation, lieux de repos et d’agrément, appareils de gymnastique douce, jardinières pour cultiver sans se baisser, utilisation des vivaces pour un entretien simplifié, conservation des beaux arbres anciens, autant d’éléments que l’Orangerie devait intégrer dans sa conception.  

 

 

C.V.D : Est-ce que les résidents ont été consultés ?

 

S.D : Par l’intermédiaire du directeur et du personnel de l’EHPAD, des présentations ont été faites aux résidents sur le projet.

L’inauguration s’est faite dans le jardin sous forme d’une réception et d’un goûter auxquels ont été conviés les résidents qui se sont montrés sensibles curieux et attentifs aux réalisations.

Le Fouettin à Cluny est une cité ayant été refaite dans les mêmes conditions que les Aubépins . Au sein de celle-ci, on peut observer la présence d’un jardin partagé qui vit assez spontanément grâce à une association d’usagers.

 

 

C.V.D : La création ou la réhabilitation d’un aménagement extérieur sont toujours liées à un processus créatif. Qu’en est-il du processus de co-création? En tant que représentant de l’OPAC avez-vous eu le sentiment d’être acteur de ce processus créatif?

 

 

S.D : L’Orangerie c’est avant tout un oeil, un coup de crayon. Pour l’OPAC, travailler avec l’Orangerie implique une démarche collaborative. Lorsque l’on conçoit quelque chose, on essaie dès le début que la conception puisse avoir une réalité. On est le gardien du coût, de la qualité et de la notion de possible. En effet, ces aménagements doivent pouvoir être réalisables. On doit assurer la transition du possible au réalisable. Parfois on est obligés de se confronter au principe de réalité comme lorsqu’un arbre ne peut pas être planté en raison des contraintes liées aux lieux et aux usagers qui y vivent. Notre collaboration avec l’Orangerie donne lieu à un travail en réponse. On est toujours preneur des ambiances créées par l’Orangerie.

 

C.V.D : Le sens de l’urgence est au coeur de notre société actuelle et contraste avec le temps long dont la nature a besoin Ce temps se compte parfois en années. Ne vous est-il pas arrivé de ressentir une certaine impatience par rapport à la lenteur du développement de l’aménagement extérieur ou de ressentir l’impatience des usagers ?

 

S.D : Pas d’angoisse au niveau personnel ni aux niveau des riverains.

A l’OPAC, notre philosophie est de planter des végétaux jeunes et robustes, ce qui permet d’être exposés à moins de risques. Le recours à un système de vivaces et de prairies fleuries offre un aspect coloré au fil des saisons. Dès que l’on a une floraison, on a un résultat.

 

Extrait de Cyrano en bonus 

Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit,

Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,

Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !

Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,

Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,

Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,

Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,

Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,

Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !

 

 

C.V.D : Les lieux reflètent souvent les gens qui les habitent, qui les vivent. Est-ce que le nouvel aménagement de ces espaces a eu un impact sur la façon des usagers, des riverains d’habiter, de vivre cet espace ?

 

 

S.D : Nous n’avons pas d’instruments de mesure de ces critères. C’est souvent à la fin des travaux que l’on nous transmet des remarques ou des encouragements. On a plutôt des retours positifs. Mesurer notre impact est quelque chose que l’on devrait faire mais on est structuré de façon à ce que notre mission organisation notre structure nous ne permet pas d’aller au-delà de la production d’aménagements. Une fois que ces derniers sont réceptionnés, il est plus difficile de collecter formellement les retours d’expérience des usagers.

 

 

C.V.D : La nature évolue en permanence. Depuis la fin des travaux, est-ce que de nombreux changements sont perceptibles  ?

 

S.D : On ne mesure pas ces éléments non plus. On est sensibles à la notion d’écosystème. En effet, en favorisant la présence de végétaux dans des zones urbaines, on créée de l’habitat notamment pour les oiseaux.

 

C.V.D : Identifiez-vous des axes d’amélioration?

 

S.D : Concernant G2A, il est difficile de créer une identité dans la durée même si depuis trois ans nous sommes reconnus par les acteurs du département comme une entité en tant que telle. Un des axes d’amélioration serait de communiquer davantage par rapport au groupement.

 

C.V.D : Souhaitez-vous ajouter quelque chose?

 

S.D : Je dirai que le fil conducteur qui traverse la pluralité des aménagements résultant de notre collaboration avec l’Orangerie relève un peu du domaine de l’indicible. C’est peut-être le style inhérent aux créations de l’Orangerie qui créé cette impression d’unité.

Créer des espaces verdoyants.